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Défaillances du contrôle technique : mineures, majeures ou critiques

Le contrôleur examine 133 points et classe chaque défaut en trois niveaux. Une défaillance mineure ne change pas le résultat favorable. Une défaillance majeure rend le contrôle défavorable, avec 2 mois pour la contre-visite. Une défaillance critique le rend défavorable avec une validité limitée au jour du contrôle.

Sommaire
  1. Les 133 points de contrôle
  2. Les trois niveaux de gravité
  3. Exemples de défaillances courantes, par niveau
  4. Que se passe-t-il selon le résultat ?
  5. La contre-visite : délai, documents, validité
  6. Les fonctions qui font échouer le plus souvent
  7. En pratique
  8. Questions fréquentes
Contrôle du réglage des phares avec un régloscope
Réglage des phares au régloscope.

Les 133 points de contrôle

D’après la fiche Service-Public.gouv.fr sur le contrôle technique d’une voiture, ils couvrent neuf fonctions : identification du véhicule, freinage, direction, visibilité, feux et équipements électriques, essieux, roues, pneus et suspension, châssis, autre matériel (ceintures, avertisseur sonore) et nuisances (pollution et bruit). Pour un véhicule électrique, la batterie, le câble de recharge et le coffre de la batterie de traction s’ajoutent.

Les trois niveaux de gravité

NiveauDéfinition officielleRésultat
MineureAucune conséquence sur la sécurité ou l’environnementFavorable (A)
MajeurePeut compromettre la sécurité, nuire à l’environnement ou mettre en danger d’autres usagersDéfavorable (S)
CritiqueDanger direct et immédiat pour la sécurité routière, ou conséquence grave pour l’environnementDéfavorable (R)

Le ministère de la Transition écologique retient les mêmes distinctions, y compris pour les poids lourds et les deux-roues.

Exemples de défaillances courantes, par niveau

Chaque point de contrôle a son propre classement, fixé par l’annexe I de l’arrêté du 18 juin 1991 (Légifrance). Un même organe peut donc donner une défaillance mineure, majeure ou critique selon l’état constaté. Les exemples ci-dessous, avec le numéro du point entre parenthèses, sont tirés de cette annexe ; la liste complète compte bien plus de lignes et le classement d’un cas précis reste l’appréciation du contrôleur.

Mineures : le contrôle reste favorable

  • Lampe défectueuse ou manquante d’un feu de croisement, d’un feu stop ou d’un clignotant (4.1.1, 4.3.1, 4.4.1), tant que la visibilité n’est pas fortement réduite.
  • Balai d’essuie-glace défectueux (3.4.1).
  • Pare-brise fissuré ou décoloré hors de la zone de balayage des essuie-glaces et de la zone de vision des rétroviseurs (3.2.1).
  • Usure importante des plaquettes de frein (1.1.13) ou disque légèrement usé (1.1.14).
  • Avertisseur sonore qui ne fonctionne pas correctement (7.7.1).
  • Corrosion sans effet sur la rigidité du châssis (6.1.1).
  • Mesures d’opacité légèrement instables (8.2.22).

Majeures : contre-visite sous 2 mois

  • Freinage : plaquettes dont la marque minimale d’usure est atteinte (1.1.13) ; niveau de liquide de frein sous la marque MIN (1.1.10).
  • Pneumatiques : indicateur d’usure des sculptures atteint ; pneu gravement endommagé ou entaillé (5.2.3).
  • Éclairage : lampe défectueuse ou manquante avec visibilité fortement réduite (4.1.1) ; orientation d’un feu de croisement hors limites (4.1.2).
  • Pollution : opacité des fumées au-dessus de la valeur de réception (8.2.22) ; émissions gazeuses au-dessus des niveaux indiqués par le constructeur ou par la réglementation (8.2.12) ; dysfonctionnement important relevé par le système OBD (8.2.12) ; fumée excessive (8.2.12).
  • Essuie-glaces : essuie-glace inopérant ou manquant, balai manquant ou manifestement défectueux (3.4.1).
  • Suspension : amortisseur endommagé, mal fixé ou qui fuit (5.3.2).
  • Corrosion : corrosion excessive qui affecte la rigidité de l’assemblage (6.1.1).
  • Autres : plaque d’immatriculation manquante, illisible ou non conforme (0.1.1) ; ceinture de sécurité obligatoire manquante, coupée ou à la boucle défectueuse (7.1.2).

Critiques : validité limitée au jour du contrôle

  • Freinage : plaquettes dont la marque minimale n’est plus visible (1.1.13) ; aucun liquide de frein visible (1.1.10) ; fuite sur les conduites ou raccords de frein (1.1.11).
  • Pneumatiques : corde visible ou endommagée ; profondeur des sculptures non conforme aux exigences (5.2.3).
  • Éclairage : aucun feu stop ne fonctionne (4.3.1).
  • Direction : jeu excessif qui compromet la sécurité de la direction (2.3.1).
  • Visibilité : pare-brise fissuré dans la zone de balayage des essuie-glaces avec visibilité fortement entravée (3.2.1).
  • Corrosion : corrosion excessive qui rend la résistance des pièces insuffisante (6.1.1).
  • Rappel : véhicule classé « stop drive » et non réparé, depuis le 1er janvier 2026 (voir plus haut).

Deux conséquences pratiques : une ampoule grillée ou un balai usé se corrigent à moindre coût avant le passage, et l’usure des pneus et des plaquettes est classée sur les trois niveaux, de l’usure importante à la limite dépassée. Les mesures de pollution ont leur propre page : contrôle de la pollution.

Que se passe-t-il selon le résultat ?

Défaillances mineures : rien d’obligatoire

Le contrôle est favorable et valable 2 ans. Les défauts relevés figurent au procès-verbal : c’est une indication pour les réparations à prévoir.

Défaillances majeures : 2 mois pour la contre-visite

Le contrôle est valable 2 mois à partir de sa date. Exemple officiel : un contrôle du 14 mai 2026 en résultat S est valable jusqu’au 13 juillet 2026. La contre-visite doit être passée dans ce délai, dans le même centre ou dans un autre centre agréé. Elle ne revérifie que les points défaillants.

Défaillances critiques : validité limitée au jour du contrôle

Avec un résultat R, la validité du contrôle est limitée au jour du contrôle. Les réparations et la contre-visite sont obligatoires, avec le même délai de 2 mois pour la contre-visite, d’après la fiche Service-Public.gouv.fr. La page de l’UTAC-OTC confirme que la validité prend fin le jour du contrôle.

Depuis le 1er janvier 2026, un véhicule frappé d’une campagne de rappel qualifiée de grave (airbags Takata, par exemple), classé « stop drive » et non réparé, reçoit une défaillance critique. Il ne doit alors plus circuler dès le lendemain du contrôle jusqu’à la réparation.

La contre-visite : délai, documents, validité

La contre-visite est obligatoire après un résultat défavorable. Il faut présenter le procès-verbal original et la carte grise (voir les documents à apporter). Si elle est favorable, elle est valable 2 ans à compter de la date du contrôle périodique défavorable. Passé le délai de 2 mois, le contrôle défavorable n’est plus valable.

Les tarifs sont libres. D’après les centres de notre annuaire, la médiane des tarifs de contre-visite déclarés va de 15 € pour les tarifs les plus bas à 35 € pour les plus hauts : la page contre-visite donne le détail.

Les fonctions qui font échouer le plus souvent

Pour les véhicules légers, les fonctions à l’origine du plus grand nombre de contre-visites sont, selon le ministère : essieux, roues, pneus et suspension ; feux, dispositifs réfléchissants et équipements électriques ; nuisances ; équipements de freinage. En 2025, 19,30 % des contrôles de véhicules légers ont débouché sur une contre-visite, dont 0,72 % pour défaillances critiques. Ce sont des moyennes nationales, sans valeur de prévision pour un véhicule donné.

En pratique

Après un résultat défavorable, lisez le procès-verbal, faites réparer les points listés et prenez rendez-vous avant la limite. Les conséquences d’un dépassement sont décrites dans le guide de l’amende. Pour comprendre comment les échéances s’enchaînent, voir la périodicité du contrôle ; pour comparer les tarifs avant de réserver, la page prix du contrôle technique ou la recherche de centre.

Les autres questions pratiques, de la périodicité aux papiers à apporter, sont réunies dans le guide du contrôle technique.

Questions fréquentes

Une défaillance mineure oblige-t-elle à une contre-visite ?

Non. Si le contrôleur ne relève que des défaillances mineures, le résultat est favorable : elles n’ont pas d’incidence notable sur la sécurité ni sur l’environnement. Elles sont tout de même inscrites au procès-verbal, ce qui permet de les faire réparer.

Quelles fonctions provoquent le plus de contre-visites ?

Pour les véhicules légers, le ministère de la Transition écologique cite les essieux, roues, pneus et suspension, puis les feux et équipements électriques, les nuisances et les équipements de freinage.

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Mis à jour le 1er novembre 2026